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Chronique apicole 6


Chers amis des abeilles,


Je reprend cette chronique en plein hiver et j’ai conscience d’avoir manqué la chronique d’automne, veuillez m’en excuser.


L’important au début de l’automne, c’est de s’assurer que les ruches soient populeuses avec une reine féconde, en bonne santé et avec des provisions suffisantes, 12 à 15Kg... On peut ne récolter qu’à la fin de l’hiver, également ; c’est bien pour les abeilles, plus embêtant pour l’apiculteur.

Il faut aussi avoir réduit les entrées en hauteur et en largeur, si nécessaire.


A la dernière rencontre, chez Brigitte et Bertrand ; nous avons évoqué la question de l’isolation des ruches et les avis étaient partagés, c’est compréhensible ; comme la vie est tributaire de la météo, nous avons là un facteur à la fois majeur, subi et imprévisible... On dit que les abeilles supportent le froid, certes, mais par des températures basses ou très basses, elles peuvent être immobilisées et hors de portée des provisions et mourir … de faim ! Il faut savoir que la population des abeilles diminue en hiver et peut atteindre un point critique irréversible. D’autre part, elles craignent l’humidité et la chaleur excessive d’été. Donc éloigner les ruches du sol d’environ 50 cm et faire en sorte de les ombrager l’été.

Nous pourrons reprendre cette question : quel est le meilleur emplacement pour les ruches .


Nous avons eu une fin d’automne plutôt pluvieuse et c’est une bonne chose ; et depuis le mois de janvier pas ou peu de pluies et plutôt du froid ; ce n’est, au fond pas plus mal pour les abeilles qui font un bon hivernage ; c’est à dire un temps de repos, avec arrêt de ponte de la reine, c’est important, baisse de la température de la grappe d’abeilles, autour de 20°, au lieu des 36° en période de ponte ; les abeilles hivernantes ont une durée de vie plus longues que les estivales, avec une biologie différente, elles sont plus grasses en particulier et ce sont elles qui assureront le nourrissement larvaire de la reprise de ponte en fin d’hiver, et plus elles seront nombreuses, mieux cela sera.en hiver il faut nourrir avec des aliments solides comme le candi ou bien du miel figé conservé à cet effet. Mais si possible attendre une journée favorable avec une température qui permet la sortie des abeilles .


Il reste à faire le travail d’atelier : fabriquer et restaurer les ruches, récupérer la propolis ; en ce qui concerne la cire gaufrée attendre le plus tard possible, elle a vite fait de se déformer et bonjour les dégâts !

La méthode pour fixer la cire dans un cadre, que j’utilise (rarement, il est vrai) est comme suis :

-si c’est une lamelle étroite de 1 à 5 cm faire quelques points de cire dans la gorge du montant supérieur du cadre ou de la barrette pour une ruche Warré ou Kéniane ou autre sans cadre.

-faire de même pour un cadre et une gaufre complète sans fixer la cire au fil d’acier inox (vendu à cet effet) mais en glissant la cire entre les fils posés à l’horizontale, à gauche puis à droite etc.

De toute façon la manipulation de la cire gaufrée reste toujours délicate.


Depuis notre rencontre, je suis allé voir un site en tapant « différents types de ruches », c’est très bien fait ; il y a même des ruches dont nous n’avons pas parlé. Je vous invite à aller voir ; il y est question de "battisses froides et chaudes", entre autre, nous pourrons en reparler.




Je vous envois cette chronique hivernale en ayant conscience qu'elle pourrait être plus étoffée.


Je voudrais ajouter ceci: il est de +en+ difficile de pratiquer l'apiculture, que l'on soit amateur ou professionnel; de plus cela est vrai dans tout les secteurs qui prennent soin du vivant. De ce fait je renouvelle mon conseil de démarrer avec une ruche à cadres mobiles afin de vous familiariser avec l'évolution de votre ruche dans le cours de l'année; c'est très facile de jeter un coup d’œil rapide pour s'assurer que tout va bien: par ex, si vous avez constaté début avril que votre ruche est à un certain niveau de développement et que 1 mois après ce niveau est resté stationnaire, il faut s'en inquiéter. Par contre il faut éviter les visites trop fréquentes, l'estimation à la planche de vol peut suffire entre temps.


Le temps ou l'on peut envisager le démarrage d'une ruche n'est pas loin; et il faut s'en préoccuper dés maintenant.

Voilà les éventualités et conseils possibles:

1 -acheter une ruche

2 -récupérer une ou plusieurs ruches abandonnées; c'était fréquent il y a encore 20 ou30 ans, c'est plus rare aujourd'hui.

3 -acheter un essaim sur cadres "garanti "par l'apiculteur vendeur.

4 -contacter les pompiers du coin, on leur demande souvent de faire disparaître un essaim; bien se renseigner avant pour savoir si c'est faisable: les essaims dans les cheminées, c'est mission impossible!

5 -faire une méditation-prière pour qu'un essaim vienne se poser dans votre jardin; ne riez pas çà marche, je vous citerais un cas récent.

6 -vous faire connaître dans le voisinage.

7 -Faire des échanges d'essaims entre nous et d'autres.ceci est plus difficile maintenant, étant donné la mortalité des abeilles en hausse; chacun gardant ses essaim pour lui; cela peut se comprendre, mais à la longue il peut y avoir manque de brassage génétique...

8 -éviter d'acheter des abeilles étrangères.


Cordialement à vous, n'hésitez pas à répondre même en envoyant vos courriels à tous.

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